L’examen du projet de loi issu des États généraux de l’alimentation débute. Les députés de tous bords veulent renforcer le texte du gouvernement, pour mieux protéger le revenu des agriculteurs. au même moment, la Commission européenne sort une proposition de directive qui va dans le même sens sur certains aspects des relations commerciales.

Quatre mois après la fin des États généraux de l’agriculture, le projet de loi intitulé «Equilibre des relations commerciales» est désormais entre les mains des députés. Il doit concrétiser les orientations prises lors de cette grande consultation de l’automne dernier ainsi que la promesse du candidat Emmanuel Macron d’améliorer le revenu des producteurs.

Des Républicains à la France insoumise, en passant par le Modem, la discussion générale du texte par la Commission des affaires économiques, qui se déroulait mercredi, a montré que l’ensemble des groupes parlementaires souhaitent muscler la copie de gouvernement sur son volet économique. « Les premiers articles apportent un certain nombre de réponses mais il semble nécessaire d’aller plus loin », a résumé le député Les Républicains Jérôme Nury.

 Honte à toi !

C’est le sens de la proposition du rapporteur du texte Jean-Baptiste Moreau (LaRem) qui a déposé un amendement instaurant la possibilité de recourir, dans le domaine des relations commerciales agroalimentaires, à la pratique du « name and shame ». C’est-à-dire de donner à l’État la possibilité de nommer publiquement les entreprises qui ne respecteraient pas la réglementation en la matière. Une promesse faite par le président de la République en octobre dernier.

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