http://www.europe1.fr/emissions/la-revue-de-presse/a-la-une-colere-3581366

 

Dans la presse ce matin, à deux jours du Salon de l’Agriculture, la colère des paysans.

« Ils sont en colère et ne désarment pas », titre en Une du Courrier de l’Ouest, photo d’une file de tracteurs à l’appui. Même chose pour la Nouvelle République, l’Union, la Montagne, Centre Presse, ou encore Le Bien Public avec sa photo de pneus enflammés pour résumer les doléances : accord avec le Mercosur, zones défavorisées, aide de la PAC, « les agriculteurs se font entendre ».

Et effectivement, on en parlait à 8h, rendez-vous est prévu à l’Elysée, 700 jeunes agriculteurs ont été convié à la table du président ce midi. « Objectif : désamorcer la grogne », précise le Parisien « et éviter les sifflets au salon ce week-end ». « Les équipes du président flippent », confie le député macroniste, Jean-Baptiste Moreau, lui-même éleveur dans la Creuse ».

« Le président le sait, il joue gros, écrit le Parisien, rien ne serait pire que apparaître coupé du monde rural (…) gare au jet d’œuf qui pourrait faire mal ! ». Bon, à la fin, on croirait presque que l’enjeu dans cette histoire, c’est l’image d’Emmanuel Macron.

« On joue la transparence avant le Salon pour éviter de laisser monter l’anxiété, explique un conseiller, sans minimiser la souffrance du monde agricole, ce déjeuner, c’est l’occasion de tenir un discours de vérité. On ne fait pas de calinothérapie. » C’est vrai que si c’était juste une affaire de câlins, ce serait plus simple.

Non, « ce qu’attendent les exploitants, ce sont surtout des engagements, résume Libération, dans un article lui aussi centré sur « le président des villes qui essayent de casser son image ».