« Steak de légumes », « lait de soja »… l’Assemblée veut interdire les tromperies vegan

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Un amendement a été adopté ce jeudi 19 avril dans le cadre de l’examen en commission du projet de loi Agriculture et alimentation pour que les produits alimentaires composés d’une part significative d’aliments d’origine végétale ne puissent plus être présentés comme de la viande.

On ne plaisante pas avec la viande. Bientôt, on ne pourra plus prétendre vous vendre des « steaks » de légumes, des « saucisses » vegan ou du « lait » de soja. Un amendement, voté ce jeudi 19 avril dans le cadre de l’examen en commission du projet de loi Agriculture et alimentation, vise à interdire de présenter les produits alimentaires contenant une « part significative de matière d’origine végétale » comme de la viande.

La mesure a été déposée par le député LREM Jean-Baptiste Moreau, éleveur bovin et président de coopérative agricole. « Il est important de lutter contre les fausses allégations !« , a-t-il déclaré dans un tweet après l’adoption du texte en commission des Affaires économiques à l’Assemblée nationale..

Une amende pour « pratiques commerciales trompeuses

Le but de la manœuvre est en effet d’« interdire certaines pratiques commerciales trompeuses pour le consommateur« . « Une préparation à base de viande et de matières végétales, comme le soja, très rentable pour le producteur par rapport à un bifteck pur bœuf, peut faire l’objet d’une présentation ‘marketing’, qui donne l’impression au consommateur qu’il consomme uniquement de la viande« , explique le député dans sa proposition.

Le député s’est fondé sur un arrêt rendu en 2017 par la Cour européenne de justice, qui a jugé que les produits à base de soja et de tofu ne pouvaient pas être commercialisés sous forme de lait ou de beurre. Les produits répondant aux termes « steak« , « goût bacon » ou encore « substitut de saucisse » tout comme l’ensemble du lait, de la crème ou du fromage d’origine végétale, sont concernés. En cas de non-respect de ces nouvelles appellations, le texte prévoit que les producteurs s’exposeront à une amende pour « pratiques commerciales trompeuses » allant jusqu’à 300.000 euros.

Le projet de loi sera examiné fin mai à l’Assemblée.